La délégation

Histoire de la délégation

La Croix Rouge est présente à Thionville depuis près d'un siècle...

1918

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, trois associations sont rattachées à la société des Croix-Rouges à Genève: la SSBM (Société de Secours aux Blessés Militaires), l'ADF (Association des Dames Françaises), l'UFF (Union des Femmes de France). En 1918, ces trois sociétés se partagent le département. A Thionville, la SSBM est implantée, sous l'impulsion de Madame de BERTIER, et du Docteur CAYET.

Dès les premiers jours, les bénévoles se trouvent confrontés au problème des enfants abandonnés, en grand nombre. Ces enfants sont recueillis dans une pouponnière installée par la SSBM. Le comité de la SSBM met sur pied une aide alimentaire, qui sauva non seulement les enfants abandonnés, mais aussi des centaines de petits Thionvillois et des communes environnantes. La SSBM met en place un service de consultations prénatales, de consultations de nourrissons, un service anti-vénérien, un dispensaire de soins gratuits. Un section de secouristes est créée et s'entoure petit à petit d'une équipe qualifiée.

1928-1936

Au moment de la grande récession, la SSBM fait face aux besoins de nombreux chômeurs. La Croix-Rouge SSBM de Thionville instaure une soupe populaire qui distribue chaque jour des repas. Ces repas chauds sont rendus possibles par les dons de cultivateurs des environs, la caisse de la SSBM, des dons d'industriels, des dons de particuliers, etc.

1939-1945

Pour sa protection le long de la frontière Est, la France a fait construire la ligne Maginot, une série de forts et de points d'appui. Ce réseau regroupe la majorité des hommes de l'armée française, avec leur famille. Ceux-ci sont hébergés à proximité des ouvrages militaires, mais isolés des centres urbains. Afin de rompre cet isolement la SSBM fonde une association indépendamment de la Croix-Rouge. Cette association a permis de créer des liens entre les familles des militaires engagés sur la ligne Maginot, et les bénévoles de la SSBM. La SSBM installe également dans les camps des foyers, destinés à aider les jeunes engagés, éloignés de leurs familles, parfois en situation de détresse morale, ou matérielle.

Lors de la déclaration de guerre et de l'évacuation, la CRF-SSBM organise un tri médical, avec l'aide de médecins militaires. Durant la guerre, les trois sociétés (SSBM-ADF-UFF) se fondent en une seule Association, la Croix-Rouge Française. Madame de Bertier met sur pied un vestiaire qui apporte une aide morale et matérielle aux Alsaciens-Lorrains se trouvant en zone occupée. A la libération, de retour en Moselle, il fallait ramasser les morts et blessés des derniers combats. A leur retour, les expulsés, prisonniers de guerre et les déportés, sont reçus par une aide alimentaire et médicale.

Après la guerre, la Croix Rouge de Thionville se reconstruit peu à peu, malgré les difficultés. Le docteur RAUL met sur pied les IBS (Infirmiers Brancardiers Sauveteurs), autonomes. Le Grand Duché du Luxembourg fut épargné sur un plan matériel par le 3e Reich. Conscients de cet avantage, et spontanément, les Luxembourgeois vont en faire profiter les Français dépourvus de tout.

Hiver 1947

Des inondations catastrophiques de la Moselle eurent lieu. Des villages entiers étaient isolés, voire submergés. Avec l'aide de bateaux prêtés par des pêcheurs, des pompiers, et de l'armée, la Croix Rouge de Thionville s'occupa de les ravitailler et de leur porter secours.

1962

Tout en continuant à apporter aide et réconfort aux plus déshérités, la Croix Rouge de Thionville accueille les Pieds Noirs et les Algériens fidèles à la France au moment des accords d'Evian. Il fallait les faire manger, dormir, soigner les malades et les personnes en détresse, malgré le fait que personne n'avait alors le courage de les accueillir en Frères.

2002

Avec la disparition des IBS à Thionville, la DLUS (Direction Locale de l'Urgence et du Secourisme) est créée au sein de la Délégation Locale, permettant la création d'une équipe de Secouristes Thionvillois, bénévoles à la Croix-Rouge. La DLUS s'intègre alors au sein de la DDUS (Direction Départementale de l'Urgence et du Secourisme) de la Moselle, répondant aux demandes de renforts dès que possible, et s'inscrivant dans une politique départementale et nationale de secours aux victimes, et d'apprentissage au grand public des gestes qui sauvent.

2004

Succédant au vestiaire, une vestiboutique est créée sur Thionville. Apportant au soutien matériel la dimension psychologique: la personne n'est plus dans une situation « d'assistanat », mais bien dans un service rendu, pour lequel elle paie comme tout le monde, dans la mesure de ses moyens.

Aujourd'hui

Grâce à ses bénévoles, la délégation consolide et améliore sans relâche les actions menées dans le secteur Thionvillois, tout en innovant régulièrement, dans le respect des sept principes du mouvement Croix Rouge.